Douala V : un étudiant avale 25 comprimés après une rupture
Douala V : un étudiant avale 25 comprimés après une rupture
Léopold S., 25 ans, a avalé 25 comprimés samedi à Ndogbong, dans l’arrondissement de Douala V, après avoir reçu un message d’adieu de sa petite amie. Cette tentative de suicide à Douala s’est jouée en quelques heures, entre un repas refusé et un carrefour. D’après Cameroon Tribune, il a repris conscience dimanche matin.
Les faits, heure par heure Tout commence fin 2025, selon CT : l’apparition d’un nouveau courtisan dans la vie de Melvine T., 22 ans, petite amie de Léopold depuis 2024. Le nom du rival n’a pas été révélé. On sait seulement qu’il s’agirait d’un « futur administrateur civil ».
Mardi, dispute. Léopold avait demandé à Melvine de le bloquer. Elle ne l’a pas fait.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les messages arrivent. Le journal en cite plusieurs : « J’ai quelqu’un qui a pris des engagements », puis « C’est un futur sous-préfet ». Et l’adieu : « Fais l’effort de m’oublier ».
Samedi, Léopold se rend au studio de Melvine. Il y trouve sa petite amie et sa co-chambreuse Berthe, à table. Il décline l’invitation, glisse qu’il prendra « le dernier repas de sa vie tout à l’heure ».
Une connaissance, Constance, arrive. Les deux jeunes femmes partent à la cuisine. C’est là que tout bascule.
Resté seul avec Constance, Léopold sort une grosse poignée de comprimés : « Regarde ça ! À cause de Melvine ». Elle lui crie d’arrêter.
Sans succès. Il part. Il s’écroule avant d’atteindre le carrefour Zachman.
Constance le retrouve sur son chemin retour. Une patrouille de gendarmerie est saisie. Sa mère, appelée, demande son transfert dans un hôpital de la place.
Ce que ça dit, au-delà du fait divers Le détail qui glace, c’est la rapidité. Un échange de messages un soir, un drame le lendemain. Et personne autour pour voir venir l’issue, pas même ceux qui ont entendu la phrase sur le « dernier repas ».
Les plaquettes jetées au sol ont permis aux enquêteurs de compter. Le téléphone de Léopold est exploité. On ne sait pas encore ce que ces investigations donneront.
Ce genre d’épisode se répète sans bruit. Les proches qui entendent une phrase pareille ne savent pas toujours quoi en faire, et le temps de réaction se compte en minutes. Une phrase prise au sérieux, un appel à un médecin ou aux secours, peuvent changer l’issue.
Léopold est vivant, et c’est l’essentiel. Reste à savoir qui l’accompagnera maintenant, parce qu’une nuit d’hôpital ne règle pas ce qui l’a conduit là.