Mali : une attaque terroriste sanglante tue plus d’une quarantaine de civils
Mali : une attaque terroriste sanglante tue plus d’une quarantaine de civils
Plus d’une quarantaine de civils ont été tués dimanche lors d’attaques perpétrées par des hommes armés dans la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali, provoquant des déplacements de population, ont rapporté lundi à l’Agence France-Presse (AFP) plusieurs sources sécuritaires, locales et associatives. Ces attaques sanglantes, menées par des hommes armés arrivés à motos, ont visé, selon ces sources, plusieurs campements appartenant majoritairement à la communauté Daoussahak, dont est issu le mouvement armé « Mouvement pour le salut de l’Azawad » (MSA), proche de la junte au pouvoir à Bamako. Le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak a attribué ces attaques à l’organisation État islamique, selon un communiqué publié lundi.
Représailles d’opérations militaires D’après une source sécuritaire basée à Gao interrogée par l’AFP, la tuerie est intervenue « en représailles à des opérations militaires menées dans la zone récemment et à des attaques de la part du MSA ». « Selon les informations qui nous parviennent, il y a eu une quarantaine de morts, majoritairement des hommes », a ajouté cette source. La même source a ajouté que la résidence à Ménaka du chef du MSA, Moussa Ag Acharatoumane, également membre du Conseil national de transition, l’organe législatif des militaires au pouvoir au Mali, a « été également ciblée à Ménaka, sans faire de victimes ».
Lire aussi : Mali : libération de 82 soldats détenus par des djihadistes et des rebelles touaregs L’armée malienne avait de son côté affirmé avoir mené samedi des opérations dans la même zone, à 65 km au sud-ouest de la ville de Ménaka. « Une importante base abritant plusieurs éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique […] a été ciblée et frappée avec succès », ont indiqué les Forces armées maliennes. Depuis 2012, le Mali est en proie à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements indépendantistes de Touaregs.
À cela s’ajoute une grave crise économique. Ce pays sahélien est dirigé par une junte depuis deux coups d’État, en 2020 et 2021, et qui peine à endiguer les violences jihadistes.